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 The future's not ours to see. Que sera, sera... // Barbatos.

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Kenzo


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MessageSujet: The future's not ours to see. Que sera, sera... // Barbatos.   Mer 27 Avr - 2:22

Spoiler:
 
    Le soleil inondait le ciel d'une lumière éclatante et doré. Les arroseurs automatiques des jardins alentours laissaient flotter dans l'air une douce brume où des arc en ciels apparaissaient furtivement. On pouvait entendre la douce voix d'une femme chantant une histoire au son des quelques notes d'un piano. Tout était paisible dans la rue de cette petite banlieue chic. Sur le trottoir, vagabondait une enfant, regardant en tout sens comme perdue ou sonnée parce qu'elle voyait. Les rubans de sa robe et ses longs cheveux d'ors se balançaient au doux rythme de ses pas. Il lui semblait être chez elle et pourtant quelque chose était bien différent... C'est alors que lui apparut au loin une jeune femme brune qui semblait l'attendre. Vêtue d'une jolie robe blanche à pois rouges, d'escarpins vernis carmin et de gants immaculés. Elle arborait une coiffure impeccable et un sourire aussi parfait que celui d'une mère pour une publicité de pâte à tartiner. Elle l'invita à lui donner la main, la fillette hésita quelques instants; après tout sa mère lui avait dit mille fois de ne pas suivre des inconnus ! Elle continua à contempler la jeune femme qui lui souriait, c'est elle qui chantait d'une voix douce...presque magique pensa l'enfant. Elle se sentait attirée par elle, elle avait toute sa confiance. Alors tout en répondant à son merveilleux sourire elle lui donna la main et elles s'enfoncèrent dans la brume éclatante. Puis le néant.

    Lorsque le médecin annonça l'heure du décès, les parents s'effondrèrent de chagrin auprès du lit de leur enfant. Voilà plusieurs mois qu'elle était tombée dans le comas après avoir été renversée par un chauffard. Ce soir-là, l'équipe médical n'avaient rien pût faire pour la sauver. Sans crier gare, elle s'était enfoncée et il avait été impossible de la réanimer. A peine l'annonce faite, une lueur blanche, l'âme de la fillette, disparaissait au creux de la paume d'une infimière aux traits semblables à ceux de la femme du rêve. Kenzo absorbait tout le mal qui était présent dans la pièce, il y en avait à foisons ! Chaque pores de sa peau, chaque cellules qui le constituent, se gorgeaient du désespoir, des larmes et de la froideur du cadavre. Il faisait tout son possible pour ne pas faire apparaitre un sourire de plaisir sur son visage de charmante infirmière. Une fois rassasié, il quitta discrètement la chambre et s'avança dans le couloir, l'air victorieux. Il avait à présent en sa possession une âme très puissante. Lui seul était capable d'extraire les âmes qui avait le plus de valeur magique, son expérience et son talent au fil des millénaires l'avait conduit à l'intérieur du cercle le plus proche de celui de Lucifer. Il était anciennement appelé Bélial, le démon adoré de Sodome, commandant à 522 290 démons sur un char de feu, le Chevalier des Enfers, un titre dont il n'était pas peu fier !

    En sortant de l'hôpital, il reprit discrètement son apparence favorite de jeune homme nonchalent et disparut dans les rues de New York. Mais en voulant passer par une ruelle sombre, histoire de disparaitre incognito, le démon se retrouva nez à nez avec un jeune homme à l'air furieux.

    "Tiens, il me semblait bien que j'étais suivi tout à l'heure. Quel dommage de t'avoir cemé dans cet hôpital ! Tu arrives trop tard, jeune sorcier ! Se moqua Kenzo.

    -Il n'est pas tard pour que tu payes pour tes crimes ! S'exclama le jeune homme, ce qui eut le don de faire rire aux éclats le démon.

    -Allons, allons ! Que vas-tu me faire ?...Oooh je vois : sortir un lapin de ton chapeau pointu peut être ? Dit-il, railleur.

    -Je...je ne plaisante pas ! Je ferais tout pour vous vaincre, vous avez tué une enfant, vous êtes de la vermine !" Dit le sorcier plus furieux que jamais.

    À ces mots, l'expression d'amusement disparut totalement du visage de Kenzo pour faire place à une mine sombre et un regard des plus inquiétants.

    "Tu n'as pas la moindre idée de qui tu as affaire. Une petite leçon d'escrime te tenterait, jeune sorcier ?" Demanda le démon, la voix monocorde et glaciale.

    Il sentait que le sorcier commençait à trembler de terreur. Il ne fallait pas s'attaquer à plus gros que soi...Une langue de flamme fit apparaitre dans sa main un katana, son arme fétiche. Et le regard vide de toute compassion, il fondit sur le jeune sorcier comme un félin sur sa proie.

    Les coups pleuvèrent et le sorcier sautait dans tout les sens pour y échapper tout en lançant des sorts minables d'attaque. Le sourire carnassier du démon s'agrandit face à tant d'efforts vains. Après quelques minutes de chasse au sorcier, Kenzo plaqua le jeune homme au sol et lui planta son sabre dans le ventre.

    "Au moins tu auras appris à te tenir tranquille, avorton."

    Le démon prie soin de nettoyer sa lame couverte de sang mais préféra ne pas récupérer l'âme du sorcier, elle n'avait pas beaucoup de valeur, il la laissa donc disparaitre dans les limbes. Il vérifia aux alentours que personne n'assistait au massacre quant un homme à l'air vicieux et rachitique apparut près de lui. A peine Kenzo avait-il posé son regard sur lui que l'homme se prosterna à ses pieds.

    "Je vous salue humblement, maître ! J'espère ne point vous déranger dans une quelconque affaire ! S'exclama le serviteur démoniaque.

    -Pozzle...Quel miasme t'amène ici ? Demanda Kenzo, déjà lassé par la présence de ce démon inférieur.

    -Maître, je...je venais vous rappeler aujourd'hui la réunion du Premier Cercle avec notre Seigneur.

    -C'est tout ?" S'indigna le Chevalier

    Le serviteur aquiessa tout en se recroquevillant sur lui même, comme si il attendait les coups.

    -Tu continueras toujours à m'impressionner par ton incompétence grandissante, Pozzle. Si tu crois qu'une assemblée démoniaque m'échappe tu te trompes. Maintenant hors de ma vue avant que je ne décide de te dévorer !" Lança Kenzo dans un soupir tendit que Pozzle disparaissait sans se faire prier.

    Lorsqu'il arriva dans la salle du trône de Lucifer, Kenzo eut le plaisir (ou plutôt le déplaisir) de voir le Duc des Enfers parmi la petite assemblée. Il ne pouvait être surpris étant donné qu'il faisant parti du Premier Cercle, mais il ne pouvait s'empêcher de catégoriser Barbatos comme un rival naturel. Arrivé à sa hauteur, il n'hésita pas comme à son habitude à lui lancer une moquerie :

    "Tiens tiens, la machine à tuer de Lucifer. Cela faisait longtemps ! Vous a-t-il enfin offert quelques neurones pour votre anniversaire ?" Demanda Kenzo avec un sourire amusé sans même regarder son "frère".


Dernière édition par Kenzo le Mer 27 Avr - 15:55, édité 2 fois
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Barbatos


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MessageSujet: Re: The future's not ours to see. Que sera, sera... // Barbatos.   Mer 27 Avr - 4:02

- MAIS ENFIN, QUE DIABLE FAIT-IL? Chuchotait Amris, jeune démon manifestement inquiet. Son interlocutrice, Elnea, plus âgée et modérée semblait s'amuser de la situation. En effet, depuis maintenant trois longues heures, dix Marquis des Enfers se querellaient avec ferveur et entêtement. La raison? Inconnue, les démons ne donnaient souvent aucun élément déclencheur à leur dispute. Ceux qui assistaient au Conseil des Marquis attendaient avec impatience l'arrivée du Duc Barbatos. Celui-ci pouvait, en plus de voir le passé et le futur, réconciliait amis et dirigeants. Or ce démon là n'était guère empressé à l'idée de mettre un terme à la zizanie.
- LE COMTE DES ENFERS N'EST JAMAIS A L'AVANCE, ET D'APRES LUI, ENCORE MOINS EN RETARD. IL ARRIVE AU BON MOMENT, répliqua Elnea, habituée à ces évènements.
- EH BIEN, IL SEMBLERAIT QUE CETTE HEURE SOIT VENUE...

Et en effet, Barbatos arriva. Le démon apparut sous son apparence charnelle maintenant bien connue et appréciée, celle d'un jeune homme ténébreux. Les cheveux ébouriffés, un regard bleuté et des dents parfaitement alignée et étincelantes; en d'autres termes, de vraies petites armes immaculées. Elles le restaient rarement, la couleur du sang venait y former un magnifique contraste. Sa mine était assombrie, comme de coutume. Le Duc n'appréciait guère ce genre d'interventions qui le lassait depuis maintenant des décennies. Il était vêtu élégamment et sobrement : un jean aux tons foncés, un t-shirt noir et un trench de la même couleur. Lorsque le démon s'avança au milieu de la pièce où était réunie les principaux Marquis, les voix se turent brusquement et les regards se tournèrent vers lui. Le ton tranchant, sec et sans appel qu'emprunta le jeune homme calmèrent immédiatement les ardeurs de chacun :

- EH BIEN, QU'EST-CE? N'EN AVEZ-VOUS PAS ASSEZ DE VOUS QUERELLER AINSI? QUEL PLAISIR TROUVEZ-VOUS EN CES SOTS BAVARDAGES?
- MONSIEUR LE DUC NOUS...
- COMMENT? JE ME DEPLACE ICI ET TU OSES M'INTERROMPRE? N'AS-TU DONC AUCUNE ESPECE DE LUCIDITE?
- PARDON, SEIGNEUR JE...
- ASSEZ! JE N'AI QUE FAIRE DE TES EXCUSES.


Barbatos marqua ici une courte pause, prenant le temps de considérer chaque convive qui méritait de l'être. Sous le regard pesant et scrutateur du démon, certains ne pouvaient s'empêcher de baisser la tête. Un sourire narquois vint se peindre sur lèvres du jeune homme.

- J'ESPERE, MESSIEURS LES MARQUIS, QUE LA HONTE VOUS ACCABLE. VOUS, COURTISANS DES ENFERS, SE LAISSER ENTRAINER A DES ENFANTILLAGES DIGNES DU PLUS COMMUN DES MORTELS! JE NE VEUX PLUS ENTENDRE DE VILAINS MOTS SORTIR DE VOS BOUCHES INDIGNES. LE SILENCE VOUS FERA COMPRENDRE QU'IL EST INUTILE D'ENTRER EN CONFLIT AVEC SON PROPRE FRERE.

Il poursuivit quelques minutes son discours, apaisant les cœurs et réconciliant les esprits. Sa tâche accomplie, le Comte quitta les lieux. Une affaire plus importante l'attendait. Depuis quelque temps, il se murmurait à la Cour Infernale que Barbatos était en passe de devenir un Roi des Enfers. Le démon avait toujours été apprécié à la Cour, et il avait eu maintes fois des rapports privilégiés avec quatre Rois avec lesquels il s'était partagé le commandant des Légions Infernales. Il semblait, après tout ce temps, après les multiples actes de bravoure et de loyauté, que Barbatos était digne d'un tel titre. Il était notamment le plus proche allié et confident du Surintendant des Enfers, Asmodée. D'après les rumeurs, Barbatos aurait en sa possession le règne sur l’Orient. Il serait un parfait Roi de l'Enfer puisque; à l’aspect extérieur séduisant et au maintien gracieux, le Duc passait pour l’ « Esprit le plus dissolu, le plus crapuleux, le plus vicieux ». Crée par Lucifer en personne, il procurera dignités et faveurs, fera vivre les mais en bonne intelligence, donnera d’habiles serviteurs et secouera ceux qui se soumettent à lui. Ces bruits de Cour étaient fondés, puisque celui dont le nom en latin signifie philosophe sera bientôt couronné. Mais avant toute chose, il devait s'entretenir avec Lucifer et seul son créateur aura le dernier mot.

Une assemblée avait été convoquée. Les démons les plus importants de la Cour Infernale avaient été réunis afin de traiter le sujet de la lutte entre Morganiens et Merliniens, et du retour imminent de Morgane. D'ailleurs, Barbatos entretenait quelques bonnes... relations avec cette Dame, et depuis fort longtemps. Le Duc se trouvait en grande discussion avec le Roi Byleth, démon particulièrement enragé et désobéissant. Lorsqu'ils eurent terminé, Barbatos sentit la présence peu désirée d'un certain démon. Mais étant un « homme » courtois, le Comte courba légèrement la tête puis il répliqua, du même ton neutre et indifférent : « Kenzo. Si cela fait tellement longtemps, j'ose penser qu'il y a une bonne raison à cela. Mon cher, comme vos touchantes railleries m'ont manquées! J'avais oublié à quel point vous étiez fin et adroit d'esprit. » Après ces quelques échanges, la Séance débuta et les démons s'installèrent autour d'une longue table rectiligne. Pur fruit du hasard, Barbatos se retrouva en face de Kenzo. Le Duc posa un instant son regard sur le Chevalier des Enfers, et sans laisser paraître la moindre émotion, trouva que ce démon là était tout de même bien attirant.
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Kenzo


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MessageSujet: Re: The future's not ours to see. Que sera, sera... // Barbatos.   Jeu 28 Avr - 21:34

    À la fin de cette réunion au sommet (où Kenzo sentit tout au long de l'entretien le regard de Barbatos sur sa peau d'albâtre), les nombreuses rumeurs circulant au sujet du fameux couronnement de son congénère ne manquèrent pas de lui revenir à l'esprit. Au début cela lui paraissait ridicule : étant d'un rang égal et surtout plus âgé que le Duc, si il y avait eu un couronnement quelconque cela aurait été le sien et celui de personne d'autre. Sa dévotion aux Enfers n'avait jamais été remise en doute; il avait accomplie de hauts faits, apporter en offrande les âmes les plus précieuses que le Monde possédait, provoqué le révolte de bon nombre d'archanges et les Chrétiens l'avaient craint comme l'Antéchrist, la Bête de l'Apocalypse. Il était un Prince. Pourtant les rumeurs dans le brasier politique des Enfers persistaient et Lucifer semblait prendre un malin plaisir à ne rien confirmer comme à ne rien démentir. Kenzo avait alors bien du mal à occulter les messes basses de la cour démoniaque.
    Sans perdre un instant, il se leva de son siège, longea la longue table pour arriver aux côtés de son créateur habillé d'un chatoyant costume noire qui s'apprêtait à retourner dans ses appartements. Il s'agenouilla et baissa la tête en signe de respect puis se releva sur l'ordre de son seigneur.

    "Qu'y a-t-il, Bélial ? Demanda Lucifer d'une voix doucereuse.

    "J'implore mon Seigneur d'avoir la possibilité de m'entretenir en privé avec vous", dit Kenzo, la peau frissonnante : il n'aimait pas qu'on le nomme par son ancien nom, seul Lucifer persistait à l'appeler ainsi (après tout c'était lui qui l'avait "baptisé" de ce nom...).

    Face à la requête de son fils aîné, Lucifer eut un sourire en coin, il se doutait aisément de la raison de cet entretien.
    "Et bien...Que pourrais-je refuser à mon enfant ?" Dit le seigneur des Enfers avec un sourire carnassier et un regard réduit à deux fentes qui étincelaient comme un brasier.

    Il l'invita à le suivre et ils se dirigèrent vers les pièces privées réservées au Malin. Kenzo avait rarement eut au cours de sa très longue existence de discussions de ce type avec son créateur. Il espérait que ses craintes n'étaient pas confirmer...Il sentait la rage, la tempête au fond de son être contre ce satané Barbatos. Si celui-ci devait être couronné, il ne se laisserait pas faire ! Ils empruntèrent un long couloir aux murs de marbre noir sans fenêtres, ornés de grandes toiles illustrant l'Apocalypse ou la chute des grands empires humains et éclairé par des torches richements ouvragées. Les deux démons arrivèrent enfin à la hauteur de grandes doubles portes aux poignées d'or. Un minuscule démon noir aux yeux jaunes avec des allures de dinosaure vint leurs ouvrir et ils entrèrent. Les appartements de Lucifer étaient décorés avec soin, de style baroque. Haut de plafond, toujours des murs noirs avec de riches décorations et autres ornementations, une grande bibliothèque, une longue cheminée pouvant loger cinq chevaux alignés les uns à côtés des autres et de lourds lustres en cristaux rouges. Le "père" de Kenzo s'asseya dans un ottoman de cuir noir et exigea au serviteur qu'il lui apporte un verre de Brandy. Il posa alors son regard sur son fils et attendit que celui-ci se décide à parler. Le silence dans la pièce aurait pût paraitre pesant pour le commun des mortels mais Kenzo savait qu'il pouvait parler sans crainte auprès de celui qui lui avait donné naissance. Les cheveux d'ébène en bataille, se tenant avec fierté, un port de tête royal, portant un veste militaire rouge cintrée, un jean noir et des rangers, le Chevalier des Enfers à l'apparence d'adolescent longiligne aurait figuré sans problème à la rubrique "Look de la Semaine" dans n'importe quel magazine de mode. Mais en cet instant, Kenzo n'avait que faire de son apparence de fashion-victim, c'était son honneur, ses titres et sa réputation qui étaient en jeu ! Le démon serviteur revint avec le verre d'alcool exigé par son maître. Lucifer bût une gorgée et le Chevalier se décida à parler enfin.

    "J'imagine que vous n'êtes pas sans savoir des rumeurs qui courent...", commença le "jeune homme".

    "En effet...Et je ne suis point étonné de cet entretien...Mais je t'en prie continue, dit le seigneur avant de goûter à nouveau à sa boisson.

    "Je viens auprès de vous pour que vous m'éclairiez sur le soi-disant couronnement de mon...frère, il eut du mal à prononcer ce dernier mot. Est-ce vrai ? Car je ne peux vous cacher l'embarras que me cause une telle nouvelle.."

    À ces mots, Lucifer eut un sourire amusé.
    "Pour être franc mon cher Bélial, j'y réfléchis encore..."

    Un brasier de fureur vint envahir Kenzo devant une telle annonce. Il serra si fort ses deux poings qu'ils en tremblaient presque. Ce détail n'échappa point au seigneur des Enfers qui prit alors une mine interrogative.

    "Un problème ?" demanda Lucifer, faussement inquiet.

    "J'estime qu'étant l'aîné, ayant toujours été à vos côtés sans jamais faillir à ma tâche...il est naturel que je sois couronné. Lui ne pourra jamais se targuer d'avoir accomplie tout ce que j'ai fais pour vous. On me vénère comme dieu de la révolte et de l'anarchie, le prince de la Tromperie, le chef des Mauvais Esprits, l'Antéchrist, la Bête de...

    "Je connais tes titres Bélial ! Inutile de tous les énumérer ! S'exclama le Malin en agitant sa main avec impatience. Tu sembles oublier un peu vite l'histoire de l'amphore..., ajouta-t-il avec un sourire mauvais.

    "J'ai fais payer au peuple du Roi Salomon, ce qu'il avait oser me faire ! S'indigna le Chevalier. Il était bien stupide de croire qu'il pouvait me "vaincre". J'ai amené plus d'âmes que n'importe qui aux Enfers grâce à cela et le monde tremble encore pour ce que j'ai fait ! Il ne m'a volé que 47 années de mon existence et vous êtes bien sévère de chercher encore à me le reprocher !" Dit Kenzo en osant lever le ton.

    "Tu es peut-être le plus vieux de mes enfants, mais tu auras toujours la fougue et l'impatience propres à la jeunesse de tes traits", dit son créateur en regardant dans le vague.

    Kenzo soupira calmant un peu la fureur qui le dévorait, il contempla un instant les flammes de la cheminée avant de s'apercevoir que son père l'observait avec attention.
    "Suis-je assez digne de vous pour être un Roi des Enfers ? Demanda Kenzo.

    "Ton tour viendra. Toi et ton frère le serez. Mais j'attends le meilleur moment pour l'annoncer : vous êtes des pièces clés qui feront basculer le monde d'en-haut."

    Kenzo s'apprêtait à poser encore d'autres questions mais son père l'arrêta en levant une main.
    "Tsss tsss, plus de questions. Maintenant laisse moi, j'ai assez entendu tes enfantillages."

    Lorsqu'il rentra à sa demeure princière dans les limbes, qui avait des allures de temple japonais, il exigea à ses serviteurs qu'on ne le dérange sous aucun prétexte et il s'enferma dans ses appartements. Pourtant Pozzle osa braver l'interdiciton et vint lui annoncer en tremblant comme une feuille que son maître avait une visite importante...
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Barbatos


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MessageSujet: Re: The future's not ours to see. Que sera, sera... // Barbatos.   Lun 2 Mai - 16:55

Barbatos était adossé contre le mur d'un couloir sombre. Le démon regardait distraitement les quelques tableaux devant lui, des scènes tragiques pour la plupart. Tranquille, tout en écoutant la discussion qui se déroulait de l'autre côté du mur, il considéra l'œuvre de Corrado Giaquinto, un peintre italien prolifique du rococo de l'école napolitaine. Barbatos avait bien connu cet artiste-là, lui ayant inspiré notamment quelques tableaux de toute beauté, bien entendu. Ils se rencontrèrent à Madrid, lorsque Corrado fut appelé à la cour d’Espagne entre 1753 et 1762 pour réaliser des travaux aux palais royaux. Le peintre se prit d'amour pour le beau damné, qui lassé mais tout de même flatté, lui avait accordé le privilège d'être intime avec sa personne démoniaque. En outre, Barbatos avait toujours éprouvé un attrait pour les peintres italiens, bien que son favori incontesté demeurait Raffaello Sanzio. Un petit sourire étira les lèvres du Duc alors qu'il observait le tableau « Satan s'adressant à Dieu ». Il vint se placer tout près de la toile, puis son regard se posa sur une inscription faîte de sang et d'or où l'on pouvait lire : « Mon nom est légion, car nous sommes beaucoup ». Cette phrase avait été prononcée, d'après le Nouveau Testament, par le Diable après que Jésus lui ait demandé quel était son nom. Car en effet, le Diable prenait bien des appellations différentes et variées. Ici l'on disait Lucifer, là-bas Satan. Soudain, Barbatos ressentit l'appel de son Père et il vint à lui. Lucifer s'adressa à sa création en ces termes : « Mon cher enfant, il n'est guère élégant d'écouter aux portes. » Le Duc des Enfers s'avança et s'inclina devant le Malin, puis un sourire espiègle aux lèvres, il déclara : « C'est que le Chevalier parle si fort, et il est presque impossible ne point entendre ses caprices ». Le Malin répliqua : « Assez, point d'insolence! », puis il sembla s'apaiser et d'une voix plus doucereuse il poursuivit : « Mon enfant, récite donc moi ces quelques vers du poète français, à l'honneur de ma glorieuse déchéance... ». Barbatos n'avait point d'autre choix que de se plier aux exigences de son créateur. Le démon s'avança donc, et d'une voix neutre il récita :

« Tout à coup il se vit pousser d’horribles ailes ;
Il se vit devenir monstre, et que l’ange en lui
Mourait, et le rebelle en sentit quelque ennui.
Il laissa son épaule, autrefois lumineuse,
Frémir au froid hideux de l’aile membraneuse,
Et croisant ses deux bras, et relevant son front,
Ce bandit, comme s’il grandissait sous l’affront,
Seul dans ces profondeurs que la ruine encombre,
Regarda fixement la caverne de l’ombre. »

Le protagoniste dont il était question dans ce poème sembla apprécier la récitation, bien que peu jouée par le Duc. En effet, il était intéressant de relever deux points donnés par ces deux attitudes. D'une, personne ne pouvait deviner les émotions et intentions de Lucifer. Celui-ci était l'Être impénétrable; il était imprévisible, de sorte que son interlocuteur devait s'attendre à toutes les émotions et intentions de sa part. De deux, ses enfants, lorsqu'ils parlaient de lui, se devaient d'emprunter un ton neutre et solennel, ce que fit naturellement Barbatos. Celui-ci attendit que son Père lui donne la parole, et quand cela fut, il dit : « Luficer, je ne désire point être Roi des Enfers pour le prestige du titre, ou le pouvoir qui confère. Vous connaissez mes intentions et je... » Satan l'interrompit : « Oh oui, Barbatos, je connais tes intentions... et les intérêts que tu sers, ou plutôt devrais-je dire, tes propres intérêts. Tu es lassé d'être un médiateur entre notre espèce et celle des Mortels. Tu voudrais que le chaos règne, et mon enfant, tu arriverais assurément à le faire éclater et triompher. Or tu as été crée pour préserver une relative paix et hiérarchie entre les différents peuples, et tu ne peux te dérober à ce devoir. Maintenant, pars, je suis bien las de tous vos enfantillages ». Le démon s'inclina une nouvelle fois et tourna les talons. Il emprunta le même couleur dans lequel il avait observé le tableau, et le Duc y croisa la sage Amris. Celle-ci vint se placer devant le Duc : « Oh mon cher ami, tu sembles contrarié... Va donc voir l'objet de tes contrariétés, et fait en sorte qu'il ne le soit plus », et la démone poursuivit son chemin. Ainsi, Barbatos se rendit chez Kenzo. Il annonça sa visite à Pozzle, qui devait se charger de prévenir son Maître. Indifférent devant la peur et l'inquiétude qui animaient le serviteur, le Duc attendit patiemment. Mais, ne voyant pas reparaître Pozzle, le démon flaira sa trace et cela le conduisit directement à Kenzo. Sans manière mais toujours avec élégance et distinction, Barbatos écarta le serviteur qui se fit une joie de disparaître. « Kenzo, je ne viens point ici pour poursuivre une joute verbale des plus inutiles. Les autres démons, j'entends par là haut placé au sein de la cour infernale, se font un plaisir de nous voir se disputer éternellement. Ce bonheur-là cache en vérité le soulagement, car tous savent pertinemment qu'une union entre toi et moi serait des plus... imposantes. Ils craignent ce pouvoir qui pourrait résultait de cette entente. J'ai été trop longtemps aveuglé par ma cupidité – bien entendu, tu continueras de m'indisposer et de m'indifférer, mais il me semble primordial de pouvoir surprendre les autres Rois. »
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